Qu'est-ce qu'un bon manager et comment le devenir?

What makes a good manager & how to become one

Nous avons tendance à faire la confusion entre un bon manager et un leader, or il existe bien des différences. Un leader donne la priorité au développement, à la croissance et au bien-être des membres de son équipe. Tandis qu'un manager peut être responsable de la délégation du travail et de la gestion du temps.

Les bons leaders sont capables de mener à bien ces deux tâches et d'exploiter efficacement les capacités de chaque collaborateur pour construire une entreprise prospère.

Deborah Sweeney, vice-présidente et directrice générale des acquisitions commerciales chez Deluxe Corp, affirme que les bons managers y parviennent en utilisant leur intelligence émotionnelle et leurs compétences non techniques.

"Traditionnellement, on nous a appris à croire que la personne ayant le QI le plus élevé dans la pièce est la plus intelligente", a déclaré M. Sweeney. "Cependant, la science prouve de plus en plus que les personnes dotées d'une intelligence émotionnelle et de ses quatre compétences fondamentales - qui comprennent la conscience de soi, la gestion de soi, la conscience sociale et la gestion des relations - sont en fait les plus performantes au sein de toute entreprise."

Qu’est-ce qu’un bon manager ?

Le management d'équipe est un art complexe et multi facettes, Manager est un rôle difficile, qui s’apprend sur la durée, mais qui est au cœur du développement humain d’une organisation.

Pour devenir un bon manager, il est crucial d’avoir certaines qualités et d’éviter quelques erreurs pour faire l’exemple et gérer efficacement l’équipe.

Tout le monde peut-il bien travailler en tant que manager ? Partons du principe qu'un bon manager est une personne pour laquelle nous aimons travailler. Un bon manager est celui qui nous motive à nous présenter au travail parce que nous sommes convaincus que nous serons reconnus, compris, encouragés, respectés…. dans un environnement structuré. Cependant, devenir populaire au sein de son équipe n'est pas l'objectif premier d'un bon manager.

Pour être un bon leader, vous devez guider votre équipe vers le sommet, vers le triomphe et vers une victoire partagée dans laquelle chaque personne est reconnue pour sa contribution individuelle.

Et il n’y a pas de recette miracle pour être un bon manager. C’est un savant mélange entre :

  • Des compétences : animer, écouter, synthétiser, organiser, communiquer, prendre des décisions, déléguer, prioriser, gérer ses émotions, contrôler, motiver, etc.
  • Des comportements : être exemplaire, gérer son équipe, prendre des risques, assumer les décisions de l’organisation, etc.
  • Des expériences : la diversité des expériences, des situations et des équipes rencontrées, etc.

Quelles sont les qualités d’un bon manager?

Il faut de la discipline et même de l'art pour diriger une équipe. Vous pouvez inspirer vos coéquipiers, vous imposer de manière utile, et finalement obtenir une légitimité si vous vous préparez à assumer cette tâche importante.

Manager une équipe est un art à part entière, qui se cultive au fil des années et des expériences, si vous vous apprêtez à endosser cette grande responsabilité, certaines qualités vous aideront à motiver vos équipes, à vous imposer en toute bienveillance et in fine, à gagner en légitimité.

L’empathie et l'intelligence émotionnelle

Être un bon manager, c’est être en charge du bien être individuel et collectif de ses collaborateurs. En conséquence, un collaborateur qui se sent incommodé par son manager d’équipe, qui le supporte mal, le trouve froid, directif, voire « sans cœur », risque de se désengager et se démotiver.

Pour éviter de tomber dans cette toxicité, et créer un environnement et une atmosphère prospère au sein de l’équipe, un bon manager doit donner l'exemple et faire preuve de gentillesse, d’empathie et d’intelligence émotionnelle.

→Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

Être empathique, c'est prêter attention aux sentiments des autres et les comprendre. En d'autres termes, l'intelligence émotionnelle et l'empathie sont étroitement associées. Être capable de reconnaître et de comprendre ses propres sentiments ainsi que ceux des autres est, en fait, un signe d'intelligence émotionnelle.

Prenons l'exemple de Nadia à la fin de chaque mois. Lorsqu'elle élabore la paie, elle a peur de faire des erreurs. En conséquence, elle parle grossièrement à ses collègues, s'impatiente et s'énerve, et communique son stress à son manager d'équipe et ses collègues.

Le manager fait preuve d'intelligence émotionnelle en prenant conscience du stress que lui et Nadia subissent. Il peut alors prendre le contrôle de la situation en gérant son stress et en essayant de ne pas le transférer à ses collègues, équipes….le manager peut converser avec Nadia pour trouver une solution (par exemple, en l'orientant vers une formation pour apprendre à mieux gérer son stress et gagner en confiance).

L’ouverture d’esprit

Un bon manager doit être flexible et être ouvert d’esprit ! Il ne détient pas toujours l'entière vérité ou n'a pas toutes les réponses, que ce soit dans sa vie privée ou dans le milieu professionnel. Faire preuve d'ouverture d'esprit implique donc d'écouter des idées différentes des siennes sans les écarter d'emblée.

Au contraire, un bon manager les considère avant de faire un choix. Il sait aussi se remettre en question et développer son sens de la curiosité en gardant un œil sur ce qui se passe dans son équipe et dans son domaine d'expertise.

En somme, l’ouverture d’esprit est la capacité à accueillir le changement et la différence dès lors qu’ils permettent de faire grandir les collaborateurs, d’améliorer l’activité et la performance de l’entreprise !

In fine, faire preuve d’ouverture d’esprit, c’est avoir la capacité à accueillir !

Avoir une vision et fédérer son équipe

« On n’ignore qu’est ce qu’il attend de nous », « j’ai rien compris, ses demandes ne sont pas du tout claires, as-tu pigé un truc? », « ehhhh …je suis vraiment perdu ! ». Voici quelques exemples de phrases qui témoignent d’un manque de vision de la part du manager.

Vous voulez avoir une équipe dynamique et motivée sans que vos collaborateurs sachent dans quelle direction aller ?

Un bon manager a une vision claire et bien définie pour son équipe. Une vision cohérente avec la mission et les objectifs de l'entreprise qu'il se sera approprié.

Il lui incombe donc d'évaluer la dynamique et les personnalités de son équipe, de fixer des objectifs propres à chaque service, de motiver et d'inciter ses collaborateurs à travailler ensemble.

En améliorant cette compétence,, vous parviendrez à perfectionner les performances de votre équipe.

Le leadership

Sans l’ombre d’un doute, c’est le trait de caractère prisé par toutes les entreprises et dont les excellents managers doivent posséder. Pour certaines personnes c’est un acquis, pour d’autres c’est une compétence qui doit être apprise et travaillée.

Un bon leader est celui qui rassure ses équipes, c’est aussi un chef qui les aide à grandir, à se perfectionner, à vouloir faire mieux, inspirer son équipe sans se servir de l’abus d’autorité, c’est comme ça que le mot leadership prend tout son sens.

Un bon managerest un bon leader qui a cette aisance à se faire respecter sans effort de par son dynamisme. En l'occurrence, ce dernier doit être en mesure de donner l’exemple, à titre d’exemple, avoir un ton humoristique, être organisé, toujours à l’heure… un véritable modèle pour son groupe.

La gestion du stress

Il est fréquent que les managers soient confrontés à des circonstances difficiles et à des situations stressantes. Tout bon manager doit cependant avoir une bonne maîtrise du stress. Il doit être capable de gérer les conflits, les crises et les urgences avec sang-froid, espoir et confiance.

Tout de même, un manager qui se laisse emporter par le stress et l'inquiétude risque d'affecter ses collaborateurs par ses émotions et de mettre en péril leur efficacité et leur implication.

L’adaptabilité

Le manager de proximité d'une entreprise est amené à travailler avec un large éventail de personnes ayant des personnalités, des âges et des talents extrêmement variés.

De ce fait, il doit adapter son management aux profils ainsi qu'au contexte (conflit, gestion de crise, transformation profonde, changement de dirigeant...). C'est ce que l'on appelle le management situationnel.

Par conséquent, L’adaptabilité est l'une dessoft skills les plus importantes en management afin de diriger efficacement une équipe dans n'importe quelle situation.

La capacité à déléguer

Il peut parfois être difficile pour de nombreux managers de déléguer des tâches spécifiques. Et pourtant c’est nécessaire pour développer et renforcer l'autonomie et donner plus de pouvoir aux équipes. Il est donc important de savoir comment déléguer des responsabilités à d'autres personnes en fonction de leurs talents et compétences.

Ceci est particulièrement vrai pour les managers de managers qui doivent maintenir une posture stratégique lorsqu'ils sont hors site.

Il est également crucial de recourir au management participatif pour susciter l'intelligence du groupe face à des problématiques spécifiques.

Comment devenir un bon manager?

Travaillez avec votre équipe, pas au-dessus d'elle

Même si vous avez l'habitude de contrôler entièrement votre charge de travail, en devenant un patron, vous serez obligé de renoncer à une partie de ce pouvoir et à confier certaines tâches et responsabilités à d'autres, selon Ora Shtull, coach exécutif certifié par l'International Coach Federation.

"Si vous ne rompez pas la dépendance à tout faire, vous n'aurez pas la capacité d'aller de l'avant et de faire des choses plus importantes", a-t-elle déclaré. "Lâcher prise implique de déléguer. Mais il est important de noter que déléguer ne signifie pas déserter l'équipe ou sacrifier la responsabilité."

En tant que manager, vous avez certainement des responsabilités qui diffèrent des membres de votre équipe, vous devez néanmoins vous salir les mains. De même, vous devez faire participer votre équipe dans les processus de prise de décision. Selon Le rapport Boss Barometer de Kimble, 74 % des travailleurs américains interrogés préfèrent une culture de travail collaborative à une culture où le patron prend la plupart des décisions.

Apprenez à connaître vos collaborateurs

Chaque employé a des talents, des faiblesses et des styles d'apprentissage uniques. Il vous incombe, en tant que manager, de bien comprendre les traits de caractère de chaque collaborateur afin de les diriger efficacement et de favoriser une bonne relation patron-collaborateur. Vous pouvez y parvenir en surveillant le travail qu'ils effectuent, mais le fait de poser régulièrement des questions directes permet également d'obtenir des informations.

La Harvard Business Review suggère l’utilisation de la question suivante "Quelle a été la meilleure journée que vous avez passée au travail au cours des trois derniers mois ?"

pour inciter le collaborateur à réfléchir aux missions et aux projets sur lesquels il aime travailler. Vous pouvez ensuite modifier la façon dont vous lui attribuez/déléguez les tâches en fonction de ses réponses pour obtenir les meilleurs résultats.

Quelle a été la pire journée que vous avez passée au travail au cours des trois derniers mois ? est une question que vous pouvez également poser à l'inverse. Ce type de discussion vous aide à identifier les problèmes afin de pouvoir les résoudre.

Créez un environnement de travail positif et inclusif

L'exemple que vous donnez à votre bureau peut avoir un impact considérable sur le succès de votre organisation. Il est important de créer un environnement de travail positif et amusant, dans lequel les membres de l'équipe se sentent inclus, appréciés et respectés. Un collaborateur heureux est un collaborateur plus productif. Vous pouvez créer une culture de travail diversifiée et inclusive en donnant l'exemple d'un comportement positif de manière quotidienne, ainsi qu'en mettant en place des activités occasionnelles de cohésion d'équipe.

Vous devez fréquemment reconnaître les réalisations de votre équipe (même les plus petites). Les bons managers reconnaissent leurs collaborateurs et leur témoignent leur appréciation chaque fois que cela est possible. Les collaborateurs souhaitent et veulent se sentir appréciés et que leurs efforts soient remarqués. Le fait de les féliciter pour un travail bien fait, cela les incite à continuer à travailler dur.

"En bref, les grands patrons prennent souvent le temps de faire l'éloge des autres et de promouvoir les aspects positifs, plutôt que de s'attarder sur les lacunes et les erreurs", a déclaré Mme,Ora Shtull.

Les éloges peuvent améliorer le moral de l'équipe et créer une culture de travail positive. Les collaborateurs peuvent commencer à se désintéresser de leur travail si vous négligez de leur adresser des commentaires positifs et de reconnaissance. Leah de Souza, coach en communication et directrice générale de Trainmar Consulting, suggère des exercices de renforcement de l'esprit d'équipe et l’organisation des team-building,en plus de la reconnaissance quotidienne.

"Réservez du temps pour la cohésion de l'équipe - le plaisir pur - et la célébration de l'équipe - la récompense pour une réalisation importante de l'équipe", dit-elle.

Chacune de ces activités d'équipe est essentielle à l'harmonie du groupe et l'élément de plaisir dans l'équipe. Il est important de recueillir des retour sur les idées, car ce qui est amusant peut différer culturellement et d'une équipe à l'autre.

Demandez à votre équipe quels types de reconnaissance elle préfère et à quelle fréquence elle souhaite que des événements d'équipe aient lieu. Ces événements peuvent être liés à votre travail, à votre activité bénévole ou simplement à votre plaisir, mais vous devez veiller à ce que chacun d'entre eux soit accueillant et acceptable pour votre lieu de travail.

Communiquez les objectifs, les attentes et le retour d'information

Réussir à fixer des objectifs et à définir les attentes des membres d'une équipe est l'un des aspects les plus cruciaux du management d’équipe. Pour leurs équipes, les managers doivent s'attacher à fixer des objectifs SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et limités dans le temps). Selon De Souza, les objectifs fixés au niveau de l'organisation doivent également être traduits en objectifs départementaux et individuels.

Tous les objectifs établis au sein de l'organisation doivent avoir un lien clair entre eux, a-t-elle souligné. "Les objectifs doivent être établis en coordination avec tous les membres de l’équipe".

Les bons managers sont francs avec les membres de leur équipe quant à leurs attentes après avoir défini les objectifs. De Souza conseille d'organiser des revues d'objectifs. Pour vous assurer que les membres de l'équipe sont satisfaits et se sentent stimulés par leurs responsabilités, vous pouvez vous entretenir périodiquement avec eux. Cependant, la communication est bidirectionnelle ; vous devez écouter autant que vous parlez.

Les leaders qui n'écoutent pas seront toujours entourés de ceux qui n'ont rien à apporter, selon Shtull. "En plus d'abandonner le contrôle de tout le travail, en tant que patron, vous devrez également briser la dépendance à avoir raison tout le temps. Ne défendez jamais uniquement votre propre point de vue. Les membres de votre équipe n'auront pas envie de partager leurs idées si vos propres idées semblent figées.

Au-delà de tous nos conseils, le plus important est de donner quotidiennement du sens à votre travail. Vous devez impulser une dynamique entre les différentes personnes de votre équipe et faire d'un groupe de personnes un ensemble cohérent qui se développe dans un cadre sain.

On ne naît pas bon manager, on le devient. Apprenez l’art de l’équilibriste, un dosage subtil entre autorité et flexibilité!

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